culture

EXPOSITION « MOVING FRONTIERS » À DOUAL’ART: LECTURE DES OEUVRES ARTISTIQUES

Depuis le 27 Octobre dernier, a lieu à l’espace culturel de Douala: Doual’art une exposition sur le projet « moving frontiers, do and undo, faire et défaire ». Celle-ci réunit des artistes internationaux qui se sont inspirés des réalités locales et internationales. Dans un précédent article, j’ai clairement expliqué les fondements de ce projet, les objectifs et présenté les participants. (LIRE L ARTICLE) 

Il est question dans ce billet de présenter les sept (07) chefs-doeuvre des artistes et en faire une lecture.

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i)  CONSULAT SCHENGEN, DE JEAN-DAVID NKOT (CAMEROUN)

Cette oeuvre a pour but de peindre les difficultés rencontrées par des personnes qui désirent traverser les frontières occidentales; malgré leurs raisons parfois urgentes, elles se voient refusées cette possibilité. Elles ont souvent l’impression que leurs vies dépendent des cachets frappés sur leur dossier. Les grandes puissances sont celles qui décident de qui est digne de passer leurs frontières, et cela met parfois en péril le côte créatif des personnes. Parti d’une experience personnelle, il s’agit là du but même du projet MOVING FRONTIERS: décrier la fermeture parfois abusive des frontières et démontrer que le brassage culturel est un véritable atout pour les pays.

 

ii)  L’OEUVRE NON TITRÉE DE CAROLINE TRUCCO (FRANCE)

Cette jeune Francaise s’est intéressée aux cultures de l’Ouest et du Centre Cameroun précisément au cours des guerres pour l’indépendance du Kamerun. Cela à travers des masques qui caractérisent les têtes coupées des résistants à l’Ouest du pays. De même qu’une video présentant des chants en langue Bassa ainsi que des écorces utilisées par les otoctones dans cette lutte dans la région du Centre.

 

 

iii)  JEUX DENFANTS DE Badr El HAMMAMI

La joie de vivre des enfants à travers le développement de leur côte créatif est simplement époustouflante. L’artiste d’origine Francaise s’est arrêté dans un établissement scolaire de la ville de Douala et la créativité des enfants pendant leur récréation l’a inspiré. Cest à travers une projection du jeu de tire à la corde et une présentation matérielle du jeu de « sable » que l’auteur met en exergue son oeuvre.

 

 

iv)  MISO DOUALA, BOO YANG  DE HUA YANG (CHINE)

les langues sont la richesse culturelle mise en exergue dans les oeuvres de cette jeune Chinoise. Elle s’est amusée à faire un mélange de langues locales et la langue chinoise en présentant certaines similarités ainsi que la beauté de cela.

 

 

v)  PEUPLE ÉROTIQUE! PEUPLE EXOTIQUE! DE SOUFIANE ABABRI

La banane, c’est ce fruit aux multiples et contrastes représentations selon les peuples, qui a inspiré l’auteur. Il présente donc d’un côté les populations Camerounaises de la zone du Moungo (PENJA) souffrant dans des plantations de bananes, qui seront ensuite exportées vers l’Occident. Pour eux, banane rime avec efforts physiques, souffrances et dur labeur. Tandis que de l’autre côté à l’outre-mer, les peuples qui raffolent de ce fruit voyent simplement un aliment délicieux et la banane représente un objet de plaisir pour eux. Son oeuvre est un ensemble de dessins illustratifs.

 

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vi)  S.A.T.I.C DE ALFREDO COLOMA (BOLIVIE)

Syndicat Autonome de Transport des Indomptables du Cameroun (SATIC) est une réalisation urbaine qui a pour but de revoir les transports en commun dans nos villes. L’auteur s’est basé sur une comparaison des situations de son pays d’origine et celles du Cameroun afin d’émettre des propositions ayant pour but de favoriser le confort des personnes transportées.

 

 

vii)  VINGT-QUATRE (24) HEURES DANS LA VIE D’UN FAUVE DE CLÉOPHÉE MOSER

La Francaise Cléophée nous plonge, à travers un film (court-metrage) ainsi qu’une scène matérialisée, dans la vie de ces personnes marginalisées qui ne sont pas toujours comprises et dont la vie est tumultueuse. Quelque soit la race ou la situation géographique on retrouve ces personnes libres dont la vie elle-même est un combat et surtout elles haissent tout ce qui entrave leur épanouissement.

EN DEFINITIVE, il est possible de découvrir toutes ces oeuvres encore en exposition à Doual’art, Bonanjo et pourquoi pas de faire vous-même votre propre lecture. C’est bien cela la beauté de l’art : la possibilité de laisser parler notre esprit créatif  et même d’être inspiré par des oeuvres. L’exposition sera clôturée le 22  Novembre prochain.IMG_20171027_141715_448

MW

 

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