culture

« MOVING FRONTIERS » QUAND LE BRASSAGE INTERCULTUREL DEVIENT UNE NÉCESSITÉ ET UNE SOURCE D’ENRICHISSEMENT.

Des frontières qui se ferment, des barrières qui se dressent, à l’heure même où l’immigration est au coeur des débats. Les grandes puissances sont celles qui choisissent et déterminent la dignité des personnes susceptibles de traverser les murailles qu’elles ont dressées. Pourtant se recroqueviller sur soi au fil du temps ne produit rien de beau, pourtant se déplacer éveille notre esprit de créativité. C’est dans cette mouvance et à partir de cette problématique qu’est né le projet « MOVING FRONTIERS: DO AND UNDO, FAIRE ET DEFAIRE.

 

 

L’INITIATIVE « MOVING FRONTIERS: DO AND UNDO, FAIRE ET DÉFAIRE » 

L’école Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy (ENSAPC) a pensé ce projet dans le but d’interroger la fluidité des frontières et la possibilité de produire, de réfléchir ensemble, tenter d’autres choix pour finalement « arriver à vivre dignement ». Pour ce faire, un appel à candidature avait été lancé il y’a quelques mois à l’issue duquel ont été sélectionnés sept (07) jeunes artistes internationaux, afin d’effectuer des travaux de recherches et exposer sur la thématique ci-dessus.

Soufiane ABABRI (Maroc, assisté par Aurelie DJIENA)

Alfredo COLOMA (Bolivie, assisté par Daniel ONGUENE)

Badr El HAMMAMI (France, assisté par Louise SOMBGA)

Cléophée MOSER (France, assistée par Josue ELONG)

Jean-David NKOT (Cameroun, assisté par Fabrice EKANDJOUM et Wanko CUBART)

Caroline TRUCCO (France, assistée par Brice Bamy JANTOU)

Hua YANG (Chine, assistée par Ernest DIZOUMBE OUMAROU)

Ils se sont retrouvés à Aubervilliers du 31 Mai au 02 Juin dernier pour la première phase des travaux. Ensuite, à Douala du 02 au 29 Octobre 2017 avec la collaboration de l’institut des beaux Arts de l’Université de Douala à Nkongsamba et du cercle Kapseki.  Les artistes ont ainsi pu être choisis par des étudiants en Master 2 en Art de l’Université de Douala. Étudiants qui les ont assisté dans leurs recherches sur le terrain. La dernière phase se tiendra à Paris en 2018. En attendant leurs travaux, je dirais plutôt leurs chef-d’oeuvres, seront exposés à l’espace DOUAL’ART à Bonanjo, Douala du 28 Octobre au 22 Novembre 2017 après le grand vernissage du 27 Octobre.

 

 

POINT DE PRESSE 27 OCTOBRE 2017 À DOUAL’ART

Ce vendredi 27 Octobre 2017 à 10 heures s’est tenu le point de presse sur cette grande exposition à Doual’art.

Marilyn DOUALA MANGA BELL (Directrice de l’espace culturel Doual’art) a introduit le point de presse en saluant l’initative de l’ ENSAPC et surtout le fait que les responsables aient choisi Douala et le Cameroun en général pour la réalisation du projet. Ainsi que cette collaboration entre diverses écoles. Elle a félicité ce partage interculturel qui nous enrichit tous. Elle a également précisé que l’exposition MOVING FRONTIERS met en perspective le grand salon triennal du 05 au 10 Décembre prochain (SALON URBAIN DE DOUALA: SUD)

Le Directeur de l’ENSAPC, Mr LIZON a tenu à rappeler que l’art c’est de l’intelligence en partage et qu’il est nécessaire de se réinventer, de s’ouvrir afin d’oxygéner la scène artistique. D’où l’essence-même d’un tel projet.

Antoine IDIER, commissaire d’exposition, est revenu sur les conditions de réalisations du projet de la sélection des artistes, aux séances de travail sur la thématique en précisant que le sujet du déplacement ou de la mobilité n’était pas anodin et les travaux avaient été menés entre la France et le Cameroun.

Sylvie BLOCHER, commissaire d’exposition, s’est attardée sur les difficultés affrontées et surmontées dans son pays afin de poursuivre le projet au Cameroun. Sur la réalité blessante qui est celle des barrières dressées par les institutions.

Hervé YAMGUEN, artiste Camerounais, a exliqué en quoi la question des frontières l’a touché et pourquoi il s’est rapidement intersessé au projet comme son confrère Hervé YOUMBI. Les mots clés ont été le partage et le brassage interculturel Il est indéniable que cela nous enrichit. Enfin les barrières sont souvent dressées dans nos têtes à son avis et nous devons chacun aller puiser en nous afin de nous ouvrir au partage.

 

 

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RÉSULTAT: DE MAGNIFIQUES OEUVRES ARTISTIQUES 

Après les éclaircissements du Panel, nos sept jeunes artistes ont présenté leurs oeuvres diverses. Nous avons donc eu la primeur sur la découverte des travaux multimédia des artistes internationaux qui se sont inspirés du Cameroun mais aussi de leurs réalités culturelles.

Les titres seuls des oeuvres (tableaux, vidéos, film, projection, dessins, peinture) suffisent à nous mettre de l’eau à la bouche:

« Syndicat Autonome de Transport des Indomptables du Cameroun (SATIC) »

« Consulat Schengen » du satirique Jean-David NKOT

« Miso Douala, Boo yang »

« 24 heures dans la vie d’un fauve »

« Peuple érotique! Peuple exotique! »

« Jeux d’enfants »

et la dernière non titrée, qui nous plonge dans la guerre d’indépendance et des outils culturels qui ont contribué à la résistance.

Les chef-d’oeuvre seront encore présentés ce soir lors du vernisage ainsi qu’une représentation de l’oeuvre de Soufiane et une projection du final du film réalisé par Cléophée. Ensuite elles y resteront jusqu’au 22 Novembre prochain.

MW

 

 

 

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